ANCIENS COMEDIENS DE LIGNEE AVEC LA TROUPE DE LIGNE
THEATRE
à l'occasion du 10è anniversaire de notre troupe
MG 0461[1]
par lespreamburlesques.over-blog.fr
HISTOIRE DU THEATRE A LIGNE
Tout commence avec le patronage établi par le curé de la paroisse Ferdinand Houget en 1868. Le patronage dispose d'une grande salle et propose différentes activités aux
garçons et jeunes hommes de la commune. Ils forment le cercle "Tout joie". En 1872, suite au départ de leur animateur, l'abbé Bertrand, le cercle est supprimé. Rétabli en 1900, il récupére la
salle qui, depuis 1872, était occupée par l'école des garçons. Tout s'arrête avec la première guerre mondiale. En avril 1921, le bulletin paroissial invite les habitants à venir au patronage pour
une séance récréative
En 1925, l'abbé Eugène Durand crée La Fraternelle, association qui regroupe la musique, le football et le théâtre. Les représentations ont lieu dans la salle de
patronage. Membres de la musique, MM Joseph ROBIN, Louis JOURDON, Louis MICHEL, Ferdinand PELLIER, ainsi que son frère Joseph font aussi du théâtre. Les femmes ne jouent pas et les hommes sont
parfois obligés de se déguiser en femmes. En 1937, on agrandit la salle qui, avant, nécessitait l'utilisation d'une salle de classe propre et pratique pour les
acteurs en remplacement de la salle insuffisante, insalubre et ouverte à tous les vents.
Parmi les pièces proposées à cette époque, on peut citer :
- Rouget le Braconnier
- Joseph vendu par ses frères, et Galupin en Amérique sèche (jouées à la fin des années 1920)
- le Secret des Pardaillans
- les Trois Mousquetaires
- la Baronne et son curé (jouée en 1938)
- l'affaire du courrier du Lyon en 1939
la même année, sont joués Gardiens de phare, un drame en un acte avec Baptiste Denion, Edouard Levêque père et fils, Louis Delaunay,
- le glacier des charousses
- le fusil de grand père
- l'effroyable secret
- à chacun sa tâche
- les enfants de misère
- le mariage de Paluche
- la patrie retrouvée
- les deux belles-mères
- le testament volé
- les demoiselles du gai-logis
- le comte de Monte Cristo
- 6 filles sous l'orage
- le petit Jacques
- l'ensorcelée
- mademoiselle Triplepattes
- aux urnes citoyens
- le serment de Leïlah
- Louise de Bettignies
- funeste message
- bonheur à crédit
- Notre Dame d'en haut
- la barque sans pêcheur
- au petit village de Santa Maria
- les mains ouvertes
- première neige
- l'épouvantable nuit
- le cascadeur
- je ne suis à personne
- le pardon difficile
- l'ombre au chateau
- train de nuit
Après la deuxième guerre mondiale, deux troupes d'acteurs proposent des spectacles, la mixité n'existe pas. Chaque année, les lignéens peuventt voir deux
séances : une en début d'année, présentée par les jeunes gens et une en fin d'année présentée par les jeunes filles. Cependant, en février 1954, les hommes décident de présenter "le Comte de
Monte Cristo". Pour la première fois, la pièce étant mixte, trois jeunes filles montent sur les planches avec les hommes.
Jusque dans les 1950, les abbés de la paroisse sont les metteurs en scène et les pièces sont soigneusement choisies en fonction du message qu'elles véhiculent.
Certaines années, comme en 1959, les filles proposent des séances de variétés, alternant danses, chants, pièces en 1 acte ou sketches et chants mimés.
M Jean ROBIN (ancien maire) débute, avec son père Joseph, en 1934, à l'âge de 6 ans, dans une pièce nommée "touche à tout". Il sera ensuite penant 17 ans, acteur, et
pendant 8 ans metteur en scène, secondé par M Auguste RETIERE de la Haie Morice.
En février 1958, pour fêter le centième anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes, on joue à Ligné, "Bernadette et la Dame de Lourdes". Mme Hélène
MENORET-ROBIN est Bernadette Soubirou, M Pierre DAVID tient le rôle du père, MM Maurice GERARD et Jean ROBIN jouent le rôle de notables : 745 spectateurs assistent aux représentations.
De nombreux lignéens participent alors au théâtre ; au début M Ferdinand PELLIER maquille les acteurs et souffle les textes depuis les coulisses, puis Mme Micheline
DELAUNAY qui est coiffeuse de métier, le remplace au maquillage et coiffe les acteurs. M Pierre DAVID remplace Melle Jeanne LEFORT comme souffleur, MM André et Roger MENARD sont machinistes et
s'occupent des décors. Les costumes sont fabriqués ou loués chez Peignon. Des bénévoles vendent boissons et bonbons aux entractes.
Les pièces jouées sont variées. On présente aussi bien des comédies dramatiques, des comédies, des drames ou des pièces à connotation religieuse.
Pendant la guerre de 1939-1945, la salle sert de salle de classe pour des filles du Croisic, réfugiées à Ligné, alors les représentations ont lieu dans des hangars
situés près du presbytères de l'époque (actuellement ce sont les locaux des pompiers) M Auguste RETIERE y a raconté de nombreuses histoires.
Des troupes étrangères à la commune viennent aussi jouer dans la salle. Ainsi, le 20 mars 1960, la troupe "Les Baladins de la Chézine" interprète un drame de Pierre
Dumaine : "cet homme sort de prison".
Le 5 novembre 1961, Les Joyeux Menestrels de Nantes proposent une séance de variétés au profit de la Fraternelle. Le 17 décembre 1961, la compagnie Jean Guichard joue
"l'Ours" de Tchekov" et "la Savetière Prodigieuse" de Lorca.
Le 11 février 1962, les baladins de la Chezine interprète "Ces dames au chapeau vert". Le 8 mars 1962, la troupe Ménager propose "Maria Goretti". Le 1er avril 1962, la
troupe du Cellier interprète "vacances à St Fruskain". Le 6 janvier 1963, une troupe de Mauves joue "Ceux qui rachètent"
Le 29 juillet 1963, la scène de la salle de spectacle est détruite pour construire une classe de 6è